Consommation Responsable

 Ecologiquement vivable, socialement équitable et économiquement viable

C’est le credo des 26 festivals qui adhèrent aujourd’hui au
« Collectif des festivals » en Bretagne. On y trouve des locomotives comme l’Interceltique de Lorient ou Les Transmusicales de Rennes. Ils représentent un vecteur d’activité non négligeable avec une centaine d’emplois sans compter la mobilisation de nombreux bénévoles, et surtout une des fréquentations du public les plus importantes de France. Une activité assez significative pour que les responsables de ces organisations prennent en main leur responsabilité sociale, écologique et environnementale, avec une démarche qui mérite tout à fait que nous la partagions à travers Ricochets, car elle prend à plus d’un titre son inspiration dans les valeurs de l’économie circulaire.
Réagir maintenant pour une action à long terme Dans un monde aux mutations constantes, les organisateurs se posent les questions sur leur avenir et sur les partenaires de leur développement futur qu’ils souhaitent écologiquement vivable, socialement équitable et économiquement viable.

Pour faire face à cet enjeu d’avenir, les festivals ont décidé d’agir et de développer leur activité à long terme. Depuis 10 ans, les festivals fondateurs initient des actions concrètes visant à réduire les consommations d’énergie et d’eau générées par les événements, mais surtout à réduire la production de déchets.

Pour formaliser leur démarche et essaimer, le « Collectif des festivals » s’est doté d’un site communautaire : www.lecollectifdesfestivals.org.
Ce site recense actualités, ressources, actions et initiatives pour partager et promouvoir les bonnes pratiques.

En 2005, avant même la structuration du « Collectif des festivals » en association, l’ADEME était à leur côté pour accompagner les festivals dans leur démarche environnementale. Depuis 10 ans, nous soutenons leurs actions techniques, telles que le développement des gobelets réutilisables, la communication autour du bon geste de tri, la formation des salariés des festivals, mais également autour de la mobilité des festivaliers. Notre intervention est plurielle, financière et technique. Aujourd’hui, le « collectif des festivals » possède une forte compétence sur ces questions. Il met ses connaissances à la disposition d’autres organisateurs d’évènements, au travers de fiches disponibles en libre accès sur son site. Notre souhait est que cette dynamique ne se cantonne pas à ces 26 festivals bretons. L’objectif de l’ADEME Bretagne est d’élargir cette démarche environnementale à l’ensemble des très nombreux évènements organisés, chaque année en Bretagne. Aux côtés de nos partenaires territoriaux nous travaillons à l’élaboration d’une future politique commune.

« En accompagnant les organisateurs d’événements dans cette démarche, l’ADEME contribue non seulement à faire émerger des initiatives mais aussi à leur donner du sens par rapport aux enjeux environnementaux. Notre rôle est de valoriser auprès du plus grand nombre les actions reproductibles et de rendre visible les retours d’expérience partagés pour permette à d’autres événements de les mettre en œuvre plus facilement » nous confie Sophie Plassart, Chargée de mission à l’ADEME Bretagne pour la promotion d’une économie durable auprès des organisations du tourisme, du loisir et des événements culturels et artistiques.

Une charte pour partager les valeurs et les pistes d’action Base essentielle de son action, le « Collectif des festivals » a élaboré une charte qui transcrit des engagements de partage, de transversalité et d’amélioration continue.

A côté des valeurs sociales de respect, de diversité, d’accessibilité et de lien social, la charte défend aussi la préservation de l’environnement et des ressources naturelles, au bénéfice des générations présentes et futures.

Enfin la charte esquisse des pistes d’action pour :

  • lutter contre le changement climatique,
  • préserver la biodiversité,
  • participer à la cohésion sociale et la solidarité entre générations,
  • favoriser l’épanouissement de tous,
  • permettre une dynamique de développement suivant de modes de production et de consommation responsables.

Certaines actions ont d’ores et déjà récolté des résultats positifs qui permettent de mesurer concrètement leur portée.

Le Festival du Bout du Monde à Crozon a adopté le gobelet réutilisable : une façon de combiner à la fois la réduction des déchets, en faisant payer une consigne d’1 euro pour favoriser le retour du gobelet vierge, et le réemploi avec des gobelets « collector » vendus, et dont le produit est reversé pour moitié à une association œuvrant dans le domaine de la réduction des déchets. L’opération a été baptisée oh-my-godet-au-bout-du-monde
Le Festival « Panoramas » s’est lancé dans l’opération
« Zéro Flyer »
: en interdisant la distribution et le dépôt de prospectus. En contrepartie l’organisation propose aux partenaires de faire leur promotion via un écran géant.
Le Festival Interceltique de Lorient a mené campagne contre le gaspillage alimentaire

Lauréat en 2014 de l’appel à projet « Gaspillage alimentaire », le FIL va réaliser un diagnostic de ses pratiques lors de l’édition 2015. L’objectif est de connaitre les quantités et le type de produits gaspillés afin de mettre en place des actions correctives. A terme, le festival souhaite rédiger un guide de bonnes pratiques à destination des 26 autres festivals adhérents du Collectif des Festivals Engagés dans le développement durable et solidaire, ainsi qu’à l’ensemble des événements (Culturels, sportifs…) de Bretagne.

Pour favoriser l’émergence de ces bonnes pratiques, l’ADEME Bretagne a apporté son concours dans la publication de fiches pratiques :

  • la restauration durable
  • le tri des déchets
  • les gobelets réutilisables

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