Réduire notre empreinte carbone de 17 % d'ici à 2030 en France, c'est possible, à condition…

À partir des tendances actuelles de consommation et en se basant sur les objectifs de la « Loi de transition énergétique pour la croissance verte », l'ADEME a élaboré un scénario. Le résultat indique qu’il serait possible de réduire de 17 % l'empreinte carbone totale des Français d'ici 2030. De quoi encourager à la mobilisation de tous.

 

Le diagnostic
posé par l’ADEME
Depuis 50 ans, le fonctionnement de notre société de consommation a un impact croissant sur le climat, les ressources, la biodiversité et engendre des tensions sur les matières premières et les ressources en eau et en énergie. Dès lors, aller vers des modes de production et de consommation plus durables est un enjeu majeur. Pour élaborer un scénario à la fois ambitieux et optimiste l’ADEME a intégré les tendances actuelles pour fixer des hypothèses de réductions dans 6 grands secteurs de consommation : l’habitat, la mobilité, l’alimentation, la consommation non alimentaire, les loisirs et la culture, les activités tertiaires et les services publics.
Le scénario prospectif
par grand domaine
Pour poser ses hypothèses, l’ADEME a pris en compte les nouveaux modes de consommation que sont l’économie du partage, de la fonctionnalité, des pratiques collaboratives, en intégrant l’impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication lorsqu’il s’avérait positif. Pour chaque secteur observé, l’ADEME a formulé des visions prospectives fondées sur des changements sociaux, économiques et technologiques :

L’habitat : rénovations, logements neufs performants, plus de petits collectifs et de constructions en bois, avec des systèmes d’énergie plus performants devraient permettre une diminution de 35% des gaz à effet de serre d’ici à 2030.

La mobilité : des moyens de transport qui fonctionnent de manière multimodale et privilégient transports en commun, autopartage, covoiturage et modes « doux » (vélo, marche) et des véhicules conçus pour utiliser des énergies moins carbonées, devraient diminuer de 25% les émissions des gaz à effet de serre d’ici à 2030.

L’alimentation : rééquilibrage des régimes alimentaires par des apports diversifiés privilégiant les productions locales et de saison, réduction drastique du gaspillage alimentaire, amélioration des pratiques agricoles et éco-conception dans l’agro-alimentaire, doivent générer une réduction des gaz à effet de serre de l’ordre de 10% sur la période considérée.

La consommation non alimentaire : allongement de la durée de vie des équipements, meilleure efficacité énergétique, réparation, réemploi, recyclage et développement de l’écologie industrielle et territoriale sont les préalables d’une diminution des gaz à effet de serre de l’ordre de 10% à horizon 2030.

Loisirs et culture : usage plus raisonné des équipements électroniques, évolution des pratiques de déplacements pour les loisirs sont des pistes d’évolution qui devraient limiter l’augmentation des gaz à effet de serre à 5% dans la période.

Activités tertiaires et services publics : le développement des modes de vie plus sains, avec des activités physiques visant à réduire la consommation de médicaments, combiné au développement des pratiques éco-citoyennes à tous niveaux, devraient engendrer une hausse des gaz à effet de serre limitée à 5% d’ici 2030.



Pour chaque secteur observé l’ADEME propose une infographie
En synthèse Si l’on combine toutes ces pratiques vertueuses, tout en tenant compte de l’évolution démographique, la réduction globale de 17% de l’empreinte carbone en France à horizon 2030 équivaut à une diminution de près de 25% de l’empreinte carbone par personne, soit environ 7 tonnes d’équivalent CO2 par an.

Il convient de souligner aussi que les politiques de rénovation massive de l’habitat et de constructions neuves sont susceptibles d’augmenter la production de déchets (+10%) ; une stratégie de valorisation des déchets, concertée entre agents économiques et responsables publics, est donc absolument essentielle.

Pour finir, l’ADEME souligne le rôle essentiel des Pouvoirs publics à l’échelle des territoires : « Seules des politiques publiques ambitieuses d'encadrement des produits commercialisés, d'aménagement de l'espace et de l'offre de transport permettront l'émergence de modes de vie à empreinte environnementale allégée ».

Pour en savoir plus nous vous invitons à consulter l’étude complète ou la synthèse de l’étude.

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